| Chronique | |||||||
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| Aux 16e et 17e siècles, la mode européenne connaît un fort engouement pour les fourrures. Le vison, le lynx, la loutre et la martre enjolivent les étoles, les manchons et les capes. L’hermine, toute blanche avec un soupçon de noir, procure aux manteaux des rois une majestueuse beauté. Également populaire, le feutre de castor fournit aux chapeaux à larges bords une incomparable imperméabilité. Les fourrures en provenance de Russie et de Scandinavie sont coûteuses pour les pelletiers français et elles ne sont pas toujours de la meilleure qualité. Les commerçants comprennent ainsi rapidement l’intérêt de tirer profit des fourrures nord-américaines, qu’on dit abondantes, diversifiées et magnifiques, en raison de la rudesse du climat. Dans les efforts de colonisation français, la traite des fourrures sera un facteur déterminant. C’est elle qui force l’exploration du territoire et l’établissement de bonnes relations avec les peuples amérindiens. En quête de peaux de castor et de pelleteries, des milliers d’hommes ont suivi les cours d’eau et parcouru les forêts d’Amérique du Nord. Selon leur statut et leur époque, ils portent différents noms. Ils sont les coureurs des bois, les voyageurs, les pedleurs, les hommes du Nord, les mangeurs de lard, les trappeurs. De passage ou installés, ils connaissent une vie hors des sentiers battus et jouissent d’une grande liberté. Cette chronique est une invitation à découvrir leur quotidien passé en marge de la colonie. |
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Peinture: Voyageurs à l'aube |
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