| Chronique | ||||||||||||
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| Aux siècles derniers, les liens entre les habitants d’un même village sont tissés serrés comme l’étoffe du pays. Les villageois s’entraident et sont solidaires les uns des autres, comme s’ils étaient membres d’une grande famille. Face à la mortalité, aux sinistres ou autres besoins de la vie quotidienne, ils peuvent compter sur le support de leurs voisins. Plusieurs fêtes inscrites au calendrier, comme la Sainte-Catherine et le Mardi gras, sont des jours pour festoyer mais sont également propices au commérage.
Avant l’arrivée du journal local et de la télévision, c’est beaucoup le «bouche à oreille» qui permet à l’information de circuler. D’un foyer à l’autre, les faits divers sont rapportés au gré des allées et venues. On s’informe aussi bien du prochain mariage, des nouveaux-nés, que de la dispute entre un tel et tel autre. Ainsi, bien que les noms de familles témoignent de l’époque où l’on identifie les gens par leur occupation (Boulanger, Meunier, Boucher), d’autres appellations plus communes servent, quant à elles, à désigner une figure ou un personnage singulier et parfois marginal: le curé de campagne, le quêteux ou encore, la vieille fille. Malgré les bonnes moeurs des gens, le jugement sur la vie des autres fait souvent partie de la vie quotidienne, et de nombreuses heures sont consacrées à «jaser» des voisins. Cette série de chroniques vous invite à connaître quelques-uns de ces personnages qui occupent les conversations. |
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| © Maison Saint-Gabriel. Photo: Pierre Guzzo, photographe. |
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