Chronique
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Quoi de plus agréable, pour souligner un événement heureux, que «d’arroser ça» en «levant le coude», afin de «faire trinquette»! Le plaisir de la bouteille, les colons de la Nouvelle-France le connaissent bien, eux qui consomment deux fois plus de vin que les Québécois d’aujourd’hui, sans compter la multitude de boissons qu’ils importent ou produisent eux-mêmes.

L’habitude de consommer de l’alcool vient de l’Europe. Contrairement à l’eau de la Nouvelle-France, qui est excellente, l’eau de la Mère patrie est souvent polluée et porteuse de maladies. On s’en méfie donc avec raison. La fermentation alcoolique produit des boissons qui se conservent longtemps et qui sont aseptisés de sorte que bien des Français les préfèrent à l’eau. Dans la colonie, ce penchant pour les boissons enivrantes s’est perpétué.

Aquarelle: Still Life with a Cloak on a Chair, Table with Jug, Cup and Plate, vers 1850-1859
Source: Bibliothèque et Archives Canada. Crédit: Rachel Emily Shaw-Lefevre, Peter Winkworth Collection of Canadiana at the National Archives of Canada, e001201106

Cette chronique vous fera découvrir les boissons ainsi que les lieux, objets et rituels entourant la consommation d’alcool, sous toutes ses formes, à l’époque de la Nouvelle-France.

En complément à cette chronique, la Maison Saint-Gabriel vous invite à une conférence intitulée Prendre un verre de bière, mon minou, présentée le 15 avril 2008. Pour souligner le 75e anniversaire de la taverne Magnan, l’historien Jacques Lacoursière retrace l’histoire des tavernes depuis la Nouvelle-France.

Premier épisode
Des bouteilles et des tonneaux bien pleins

Deuxième épisode
Aubergiste, à boire!

Troisième épisode
L’art de trinquer

Quatrième épisode
Penché sur la bouteille


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