Chronique
musée, collection, patrimoine, histoire, Nouvelle-France, culture

Premier épisode
Robert Caron et ses descendants

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e 4 juin 1634, Robert Caron arrive en Nouvelle-France. Il débarque de l’un des quatre vaisseaux de la compagnie Cheffault-Rozee basée à Rouen. Il est, selon l’intendant Jean Talon, du même voyage que Zacharie Cloutier, charpentier, Robert Giffard, médecin, Noël Langlois, Charles L’Allemant, jésuite, Jean Bourdon, ingénieur, et naturellement, beaucoup d’autres.

Après ses deux années sous contrat avec la Compagnie, il se prévaut de son option de ne pas renouveler son contrat et décide de s’établir dans la colonie. Il obtient de Pierre Le Gardeur de Repentigny une concession à Longue-Pointe, près du Sault Montmorency, qu’il commence aussitôt à déserter (défricher). Dès l’année suivante, le 25 octobre 1637, il épouse Marie Crevet, une jeune normande âgée de 16 ans, fille de Pierre Crevet et de Marguerite Lemercier, de Bénouville, près de Caen. De cette union naissent sept enfants: Marie, Jean-Baptiste, Robert, Catherine, Joseph, Pierre et Aymée.

Comme les Iroquois harcèlent sans cesse les habitants, Robert décide de quitter sa terre de Longue-Pointe, qu’il vend plus tard à Guillaume Couillard, et s’installe au Côteau Sainte-Geneviève. Il entreprend et poursuit le défrichement de cette nouvelle concession si bien que quelques années plus tard on lui confère le titre de propriétaire. En 1654, il vend de nouveau sa propriété et s’installe sur la Côte de Beaupré, à environ un kilomètre et demi à l’est de l’actuelle Basilique Sainte-Anne de Beaupré. Aujourd’hui, des descendants de M. Thomas Simard habitent la maison érigée sur les fondations de la maison incendiée de Robert Caron.

Robert meurt prématurément en 1656, à l’Hôtel-Dieu de Québec, à l’âge de 44 ans. Les causes de sa mort demeurent assez obscures. S’agit-il des suites d’une blessure subie à l’occasion d’un combat avec des Amérindiens? Après le décès de Robert, Marie Crevet s’installe à Château-Richer. Après dix ans de veuvage, elle épouse Noël Langlois, veuf de Françoise Garnier, qui est arrivé sur le même vaisseau que Robert en 1634. Il décède en 1684, à l’âge de quatre-vingts ans. Marie Crevet, résidera ensuite à Baie St-Paul où elle décède à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.

Robert et Marie sont la souche d’une des familles qui comptent le plus de descendants en Amérique. Leurs descendants se retrouvent dans toutes les provinces du Canada et dans un grand nombre d’états des États-Unis. On affirme qu’il y a au-delà de 30,000 inscriptions Caron dans les annuaires téléphoniques de l’Amérique du Nord. Au Québec, le nom Caron est associé à plus de 150 toponymes. Ces faits témoignent de l’esprit d’entreprise et de découverte de notre famille.

L’Association des familles Caron d’Amérique a été fondée officiellement le 26 mai 1984. Elle compte aujourd’hui 750 membres dont 425 sont des membres à vie. L’Association organise un rassemblement annuel qu’elle tient dans un endroit différent à chaque année. Son bulletin de liaison, qui porte le titre de la devise de l’Association, Tenir et servir, est publié quatre fois par année. Ajoutons que l’Association des familles Caron d’Amérique a été la première association à publier son répertoire généalogique sur le site du Centre de généalogie francophone d’Amérique qu’on peut consulter à l’adresse suivante: http://www.genealogie.org/famille/caron/caron.htm

Nous vous donnons rendez-vous le 22 avril prochain, avec l'Association des familles Normand.
 

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