|

Dixième épisode
Jean Lemire et Louise Marsolet

ean Lemire, originaire de Saint-Vivier (St-Vivien), diocèse de Rouen, France, fils de Mathurin Lemire et de Jeanne Vannier, se marie le 20 octobre 1653 à Québec avec Louise Marsolet, fille de Nicolas Marsolet et Marie Le Barbier. Il a alors 28 ans et elle, 13 ans et demi.
Charpentier habile et très qualifié dans son métier, homme probe et doué dune intelligence supérieure, il ne tarde pas à conquérir la confiance du Conseil Souverain, et de toute la ville de Québec et même de tout le pays.
D’Avaugour le tient en haute estime. Le 9 novembre 1661, il le nomme «charpentier du roi, voyeur particulier, toiseur et visiteur du bois de charpente». En cette qualité on lui confie la surveillance et la direction de travaux importants au château Saint-Louis, au presbytère, au brigantin du Conseil et ailleurs.
Le 14 novembre 1663, le maire et les deux échevins de Québec, ayant résigné leurs fonctions, la ville leur substitue un syndic unique, chargé seul de «la conservation des droits de la communauté et intérêt public.» On ne trouve personne mieux qualifié que Jean Lemire pour occuper ce poste de confiance, et il s’acquitte si bien de cette fonction qu’il est réélu le 28 mars 1667.
Il rend à la jeune colonie des services inappréciables, surtout en la protégeant contre l’odieux monopole de la compagnie des Indes Occidentales, qui devient un obstacle à la colonisation, et même une cause de démoralisation par le commerce d’eau-de-vie. Le 30 octobre 1668, il propose au Conseil Souverain et fait adopter la mesure suivante: «Sur ce qui a esté représenté au Conseil Souverain par Jean Le Mire, syndic des habitants de ce païs, a esté arresté qu’il sera escript à Monseigneur Colbert pour demander en faveur de toutes personnes la liberté de commerce en ce païs. Et en cas qu’elle ne se peuct accorder, le supplier de reprendre la veüe (vue) qu’il a eue de former la compagnie qui lui fut proposée l’année dernière par Monsieur Talon. Comme aussi de faire que par son authorité ceux qui seront cy-après chargés du commerce du païs fourniront aux habitants les denrées qui leur seront nécessaires à un prix plus modique que par le passé.» Il demandait aussi de «retrancher la liberté que jusque icy tous les marchands ont eüe d’apporter de ces boissons (eau-de-vie) autant qu’il leur a plu.» La requête lui est accordée.
Jean Lemire meurt à Québec en 1684. Cet excellent citoyen est béni du ciel qui lui donne une nombreuse postérité; des seize enfants quils ont eus, neuf deviennent chefs de familles nombreuses, trois garçons et six filles.
Pour plus d’informations sur les familles Lemire, consultez l’Association des familles Lemire d’Amérique inc.: http://genealogie.org/famille/lemire
Nous vous donnons rendez-vous le 26 août 2003, avec lAssociation des familles Chalifour.
|
|
|