Chronique |
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| Cinquième épisode SAINTES RELIQUES Aux 3e et 4e siècles, on raconte que des fidèles furent miraculés, après avoir visité la tombe des saints. Des aveugles ont retrouvé la vue, des paralytiques marchent à nouveau, des estropiés ont cessé de boiter... De bouche à oreille, ces histoires se répandent et chacun veut visiter les saintes sépultures. Toutefois, plusieurs fidèles ne peuvent s’y rendre, Rome et les autres lieux sacrés étant éloignés. Pour remédier à la situation, on déclare que le contact avec une partie du corps du saint suffit pour bénéficier de son intercession. La simple vue des reliques est également suffisante. Il n’en faut pas plus pour que les tombes des saints soient pillées, chacun voulant «sa part de sainteté». Les dents, les phalanges, les fragments de crâne, etc. sont dispersés à travers le monde. Ainsi naît la dévotion aux reliques. La dispersion des reliques dure tout au long du Moyen Âge et occasionne parfois un véritable trafic où les fraudes sont nombreuses.Le terme relique vient du latin reliquiae qui signifie «restes». Les reliques sont donc ce qui reste d’un saint après sa mort. Les parties de son corps sont appelées reliques primaires; ses vêtements, les objets lui ayant appartenu, etc., sont les reliques secondaires. Les fragments de la Croix ou du saint suaire entrent dans cette dernière catégorie. Les reliques sont enchâssées dans des reliquaires pour être conservées et exposées. Les grands reliquaires sont placés sur les autels des chapelles et des églises; les petits ornent les murs des maisons, à la manière d’un cadre, ou suivent leur propriétaire, nichés dans la poche de leurs vêtements. Par ailleurs, il n’est pas rare qu’un reliquaire contienne les reliques de plusieurs saints.
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