Programmation

Biographie

Claude de Bullion

Baptisé le 13 octobre 1563 en l’église en l’église Saint-André-des-Arts, à Paris et mort le 22 décembre 1640 à Paris, Claude de Bullion est un gentilhomme français des XVIe et XVIIe siècles et qui fut ministre de Louis XIII.

Reçu comme avocat au parlement de Paris en 1594, il acquit, en 1595, une charge de conseiller au même parlement. En 1605, il devint maître des requêtes et, en 1606, conseiller d’État ainsi que président au parlement de Grenoble.

Seigneur de Bonnelles, il est en 1612, commissaire de Sa Majesté près de l'assemblée réformée de Saumur, puis ambassadeur extraordinaire auprès de la cour de Turin. Il est surintendant des finances sous Louis XIII (1632) puis « garde des sceaux des ordres du roi », de l'Ordre du Saint-Esprit, du 28 février 1633 à 1636. Il est un soutien actif de Richelieu.

Il épouse, en 1612, Angélique Faure, fille de Guichart Faure, riche diplomate, et de Madeleine Brulart, sœur de Nicolas Brulart de Sillery, chancelier de France. La dot est de 75 000 livres. Son fils Noël de Bullion lui succède comme garde des sceaux de l'Ordre du Saint-Esprit.

En 1611, Claude de Bullion achète la seigneurie de Boulon, aujourd'hui Bullion dans le département des Yvelines. Il achète la seigneurie de Maule (Château d'Agnou). Il est prévôt de la Ville et Vicomté de Paris, 16164. En 1620, il acquiert le château de Wideville qu'il reconstruit et embellit ainsi que les jardins et crée le célèbre Nymphée5. En décembre 1621, des lettres patentes du roi Louis XIII lui sont accordées « portant commutation dudit lieu, terre et seigneurie de Boulon en celui de Bullion ». Il sera possesseur également des seigneuries de Fervaques, de Gallardon, de Montlouet, d'Atilly, de Longchesne. En 1639, Claude de Bullion acquit le château d'Esclimont mis en vente. Claude de Bullion a été le "créateur" du Louis d’Or.

Il fit bâtir à Paris, sur les dessins de Le Vau, un hôtel particulier, où l'on remarquait deux galeries peintes par Vouet et Jacques Blanchard.

« Il décéda en sa maison de Paris, le 29e jour de décembre, l'an 1640 et fut enterré en l'église des Cordeliers de Paris en la chapelle de la maison Besançon, laquelle il avoit fait orner de riches peintures comme y ayant destiné sa sépulture avec ses ancestres maternels6 » et nuitamment en raison de son impopularité comme surintendant des finances. Son mausolée est détruit à la Révolution.    

Retour