ADOPTEZ UNE ABEILLE

Les abeilles, source de vie !

Fidèle à son rôle d’éducation, la Maison Saint-Gabriel, dans le cadre de sa campagne adopte une abeille, présente quelques capsules informatives pour vous permettre d’en apprendre plus sur les abeilles, l’apiculture urbaine et bien sûr un peu d’histoire.

jardin des Métayères
La ruche : une très grande famille !
Les abeilles sont des insectes sociaux qui vivent en communauté qu’on appelle la colonie. Dans une ruche, on trouve entre 40 000 et 60 000 abeilles ouvrières et environ 1 000 faux-bourdons (les mâles) vivant autour d’un personnage central : la reine, la mère de tous.

Les ouvrières
L’ouvrière d’été occupe plusieurs fonctions pendant sa courte existence (30 à 45 jours) pour la bonne conduite de la colonie. Elle passe la première moitié de sa vie à des tâches à l’intérieur de la ruche. Sa première mission est de nettoyer la ruche, ensuite de fabriquer gelée royale pour nourrir la reine et les larves, puis de produire de la cire pour construire les alvéoles. Pour contrôler la température, les ventileuses battent frénétiquement des ailes et pour assurer la sécurité les sentinelles contrôlent l’identité des abeilles qui pénètrent dans la ruche. De son 21e jour d’existence jusqu’à sa mort l’abeille peut enfin aller butiner les fleurs.

La reine
Pour devenir une reine, tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement de gelée royale et c'est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine, la seule femelle fertile de la colonie. Lorsqu’une jeune reine doit être fécondée, elle s'élance dans un vol nuptial, une nuée de faux-bourdons à sa suite. Elle va s’accoupler avec les plus vigoureux en plein vol (environ une dizaine) jusqu’à ce que sa spermathèque soit suffisamment remplie pour engendrer plusieurs colonies. Une fois installée, la reine pond en permanence (jusqu’à 2 000 œufs par jour) et ce pour le reste de sa vie (1 à 4 ans).

Les faux-bourdons
Les faux-bourdons sont les seuls mâles de la colonie. Ils se nomment ainsi, car leur corps est plus massif que les ouvrières et ils n’ont pas d’aiguillon. Les faux-bourdons sont peu nombreux dans la ruche et servent principalement à féconder la reine. Ils ne peuvent pas butiner et doivent donc se faire nourrir par les ouvrières. Leur présence aide à garder une bonne température à l’intérieur de la ruche. Malheureusement pour eux, ils meurent directement après la fécondation et les autres sont expulsés de la ruche au retour du froid.

L’arrivée des abeilles en Amérique
Ce sont les premiers colons européens qui introduisent l’abeille domestique (Apis mellifère) en Amérique du Nord. La pollinisation se fait alors avec d’autres types d’abeilles ou d’insectes. Les abeilles domestiques s’adaptent rapidement et deviennent partie intégrante de notre système agricole. Aux 18e et 19e siècles, la majorité des fermes de la Congrégation de Notre-Dame, comme celle de la Maison Saint-Gabriel, possèdent des ruches et exploitent le miel. Sous le Régime français, il est surtout utilisé pour ses vertus thérapeutiques, car il est moins populaire en cuisine que le sucre importé des Antilles ou le sirop d’érable.

Et si les abeilles disparaissaient ?
La disparition des abeilles pourrait déséquilibrer tout l’écosystème de la planète et l’homme aurait plus de difficultés à se nourrir. Il n’y aurait presque plus de pollinisation ce qui entraînerait la disparition de nombreux végétaux. On est tenté de croire que tant que la baisse des colonies d’abeilles n’aura pas d’impact immédiat sur le prix de notre alimentation, peu sera fait pour assurer la survie des abeilles.

La ville un endroit propice à l’apiculture
Contrairement à de plus en plus des régions rurales contaminées par une nouvelle gamme de pesticides qui affectent directement le système nerveux de l’abeille, la ville a des règlementations anti-pesticides qui offrent un espace plus sain pour l’abeille. La ville est aussi un espace avec une variété florale intéressante qui fleurittout au long de la saison offrant de la nourriture variée aux abeilles à tout moment.

Les plantes mellifères à la Métairie
Les plantes mellifères offrent une excellente source de nectar et de pollen, et favorisent la santé de nos abeilles urbaines. Les espèces mellifères sont nombreuses et il est facile de les intégrer à son jardin. En les privilégiant, on fait un bon geste pour la biodiversité et pour la santé des abeilles.



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