Chroniques

Des familles-souches québécoises

Vous désirez connaître vos origines?

La Fédération des familles-souches québécoises (FFSQ) vous offre cette possibilité de connaître votre ancêtre et surtout de former une association. Elle vous donne les outils nécessaires pour remonter jusqu’à vos origines. La Fédération regroupe plus de 160 associations de familles, soit plus de 24 000 membres, répartis dans les différentes régions du Québec.

Pour avoir plus d’informations sur la Fédération, nous vous invitons à visiter le site WEB: www.ffsq.qc.ca.

En collaboration avec la Fédération des familles-souches québécoises (FFSQ), la Maison Saint-Gabriel, maison achetée par Marguerite Bourgeoys en 1668 pour accueillir les Filles du Roy, a le plaisir de vous présenter quelques associations de familles-souches québécoises.

En lisant ces chroniques, peut-être découvrirez-vous qu’une Fille du Roy est votre ancêtre ou encore, aurez-vous le goût de visiter le lieu même où ont habité les Filles du Roy? Une visite à la Maison Saint-Gabriel, ça vaut le détour... Une occasion unique de conjuguer le passé et le présent.

Des rendez-vous à ne pas manquer!

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Premier épisode
Robert Caron et ses descendants

Le 4 juin 1634, Robert Caron arrive en Nouvelle-France. Il débarque de l’un des quatre vaisseaux de la compagnie Cheffault-Rozee basée à Rouen. Il est, selon l’intendant Jean Talon, du même voyage que Zacharie Cloutier, charpentier, Robert Giffard, médecin, Noël Langlois, Charles L’Allemant, jésuite, Jean Bourdon, ingénieur, et naturellement, beaucoup d’autres.

Après ses deux années sous contrat avec la Compagnie, il se prévaut de son option de ne pas renouveler son contrat et décide de s’établir dans la colonie. Il obtient de Pierre Le Gardeur de Repentigny une concession à Longue-Pointe, près du Sault Montmorency, qu’il commence aussitôt à déserter (défricher). Dès l’année suivante, le 25 octobre 1637, il épouse Marie Crevet, une jeune normande âgée de 16 ans, fille de Pierre Crevet et de Marguerite Lemercier, de Bénouville, près de Caen. De cette union naissent sept enfants: Marie, Jean-Baptiste, Robert, Catherine, Joseph, Pierre et Aymée.

Comme les Iroquois harcèlent sans cesse les habitants, Robert décide de quitter sa terre de Longue-Pointe, qu’il vend plus tard à Guillaume Couillard, et s’installe au Côteau Sainte-Geneviève. Il entreprend et poursuit le défrichement de cette nouvelle concession si bien que quelques années plus tard on lui confère le titre de propriétaire. En 1654, il vend de nouveau sa propriété et s’installe sur la Côte de Beaupré, à environ un kilomètre et demi à l’est de l’actuelle Basilique Sainte-Anne de Beaupré. Aujourd’hui, des descendants de M. Thomas Simard habitent la maison érigée sur les fondations de la maison incendiée de Robert Caron.

Robert meurt prématurément en 1656, à l’Hôtel-Dieu de Québec, à l’âge de 44 ans. Les causes de sa mort demeurent assez obscures. S’agit-il des suites d’une blessure subie à l’occasion d’un combat avec des Amérindiens? Après le décès de Robert, Marie Crevet s’installe à Château-Richer. Après dix ans de veuvage, elle épouse Noël Langlois, veuf de Françoise Garnier, qui est arrivé sur le même vaisseau que Robert en 1634. Il décède en 1684, à l’âge de quatre-vingts ans. Marie Crevet, résidera ensuite à Baie St-Paul où elle décède à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.

Robert et Marie sont la souche d’une des familles qui comptent le plus de descendants en Amérique. Leurs descendants se retrouvent dans toutes les provinces du Canada et dans un grand nombre d’états des États-Unis. On affirme qu’il y a au-delà de 30,000 inscriptions Caron dans les annuaires téléphoniques de l’Amérique du Nord. Au Québec, le nom Caron est associé à plus de 150 toponymes. Ces faits témoignent de l’esprit d’entreprise et de découverte de notre famille.

L’Association des familles Caron d’Amérique a été fondée officiellement le 26 mai 1984. Elle compte aujourd’hui 750 membres dont 425 sont des membres à vie. L’Association organise un rassemblement annuel qu’elle tient dans un endroit différent à chaque année. Son bulletin de liaison, qui porte le titre de la devise de l’Association, Tenir et servir, est publié quatre fois par année. Ajoutons que l’Association des familles Caron d’Amérique a été la première association à publier son répertoire généalogique sur le site du Centre de généalogie francophone d’Amérique qu’on peut consulter à l’adresse suivante: http://www.genealogie.org/famille/caron/caron.htm

Nous vous donnons rendez-vous le 22 avril prochain, avec l'Association des familles Normand.


Deuxième épisode
Les Normand d’Amérique: trois souches, une association

Les descendants Normand en terre d’Amérique sont issus de trois souches

De Jean Le Normand et d’Anne Le Laboureur

La première, la plus ancienne, la plus nombreuse souche, est celle qui a pour ancêtres Jean Le Normand et Anne Le Laboureur. Jean Le Normand arrive à Québec en 1647 et épouse Anne Le Laboureur à Québec en 1656. Le couple s’établit sur la Seigneurie Notre-Dame-des-Anges. Douze enfants naissent de cette union mais trois garçons et quatre filles assurent sa descendance. Les Normand de cette souche se retrouvent disséminés un peu partout au Québec, dans le reste du Canada et dans plusieurs états de la Nouvelle-Angleterre et du sud des États-Unis dont la Louisianne et le Texas. Germaine Normand raconte l’histoire du premier siècle de cette souche en terre d’Amérique dans son livre «Fonder foyer en Nouvelle-France, Les Normand du Perche».

De Pierre Normand dit Jolicoeur

À Montréal en 1719, Pierre Normand dit Jolicoeur, né près de Bordeaux, épouse Marguerite Lahaus. Devenu veuf, il se remarie à Marie-Josephte Gay à Saint-Sulpice. C’est à la mission du Lac-Des-Deux-Montagnes, Oka, que le couple se fixe avec ses enfants, sept filles et trois garçons, en s’intégrant à la communauté iroquoise. L’histoire de cette famille reste à faire. Il est reconnu cependant qu’une partie de ses descendants se retrouvent dans l’est de l’Ontario, dans les régions entre Rockland et Chute-à-Blondeau.

De Pierre-Jacques Poupeville dit Normand

Pierre-Jacques Poupeville dit Normand, de Cherbourg en Normandie, épouse Catherine Cauchon à Château-Richer en 1743. Devenu veuf, il se remarie en Beauce, en 1766, à Geneviève Lefebvre. Là se retrouvent encore aujourd’hui les descendants de l’un ou l’autre de ces deux mariages. Un de leur fils, Jacques, marié à Charlotte Dupuis, émigre avec sa famille à la basse-ville de Québec. Leurs deux fils, Jacques et Édouard, mariés à Québec, sont en société pour la construction de ponts et de quais. À cette période, milieu du 19e siècle, des variantes apparaissent dans le patronyme pour se fixer à Normand dit Poupeville. De Saint-Roch, la famille d’Édouard et de Marie-Louise Martin s’établit à Trois-Rivières où se concentrent les Normands de cette souche.

L’Association des Normand d’Amérique, fondée en 1994, compte dans ses rangs des représentants des trois souches. L'Association organise des rassemblements et publie un bulletin de liaison, Le Normand, trois fois par année.

Nous vous donnons rendez-vous le 6 mai 2003, avec l’Association des familles Fréchette.


Troisième épisode
Les ancêtres des Fréchette

Le premier ancêtre Fréchette que l'on retrouve dans les archives est Pierre Frichet (ou Lefrichet, dit Bruslot). Il s’engage pour la Nouvelle-France à La Rochelle sous cette inscription: Pierre, fils de Jean et Jacquette Goyon, de Mazières-sur-Béronne, évêché de Poitiers, Poitou, le 30 avril 1658. Il est alors âgé de 18 ans. Son mariage avec Charlotte Godin a lieu à Beaupré le 9 novembre 1671 et de cette union naissent Pierre, Marie-Anne, Marthe et Angélique. Il n'y a aucune descendance du nom de Fréchette puisque seulement Marie-Anne et Marthe ont une descendance sous un autre patronyme. Pierre décède le 27 décembre 1677 à l'âge de 37 ans et sa veuve se remarie deux ans plus tard.

Le second ancêtre est François Freschet, souche de la majorité des Fréchette d’aujourd’hui. Il arrive à l'été de 1677 à Québec. Il vient de Saint-Martin de l’Ile-de-Ré, Aunis (la Charente-Maritime d’aujourd’hui); il est le fils d'Étienne Freschet et de Marie Bellin. Peu de temps après, il épouse Anne Lereau à Sainte-Famille, Île d’Orléans, le 18 janvier 1680. Il est charpentier de navire et grand explorateur. Il laisse ses traces à plusieurs endroits: Québec, Sainte-Famille de l’Île d’Orléans, Baie d’Hudson, Percé et Île Bonaventure, Matane, Plaisance à Terre-Neuve et enfin, Saint-Nicolas à Québec.

Le troisième est Jacques Frichet, dit Desmoulins, fils de Jacques et de Louise Gaye. Il est soldat de Dumesny à son arrivée en 1697, également soldat de la Compagnie des Canonniers du Roi, puis devient par la suite farinier au moulin des Mères de l’Hôtel-Dieu (Loretteville). Il vient de Saint-Hilaire du Vix au Poitou (Vendée). Il épouse Marie-Françoise Sarrazin le 11 janvier 1706 à Charlesbourg. Ses deux fils, Jacques et Étienne, laissent une descendance dans les régions de Québec et de Chambly.

Les Fréchette d'Amérique englobent également ceux qui viennent de France sous un autre nom de famille et qui aujourd'hui font partie de la grande famille Fréchette.

Tout d'abord Jean-Baptiste-Augustin Côté, décédé le 11 juin 1776, un descendant (5e génération) de Jean Côté, arrive à Québec, en 1635. Marie-Madeleine Bergeron, sa veuve, fille de Pierre et de Marie-Madeleine Paulet, se remarie à Saint-Antoine-de-Tilly, le 27 janvier 1777, avec François-Xavier Fréchette, célibataire de 46 ans, fils de Jean-Baptiste et de Ursule Rousseau. Marie-Madeleine Bergeron décède le 14 décembre 1788. Les enfants de Marie-Madeleine sont élevés par François-Xavier Fréchette jusqu'à son décès, le 11 février 1815. Les descendants Côté prennent le nom de «Côté dit Fréchette» et éventuellement, le nom de «Fréchette» seulement.

Vint ensuite Jean-Baptiste Sécheret (ou Séchet), fils de Jacques et de Louise Poirier. Il vient de Gueures en Normandie, vraisemblablement en tant que faux-saulnier. Il se marie à Saint-François-du-Lac le 27 juin 1734 avec Charlotte Charon-Ducharme fille de François et de Marguerite Piet. Il se remarie en 1748 avec Marie LaHaise, fille de Jean-Baptiste De La Haye et de Jeanne Guilbault-LaFramboise. Il semble qu’à la deuxième génération, on remplace le nom Sécheret-Frichet par celui de Fréchette. Ses descendants se retrouvent surtout dans les environs de Sainte-Geneviève, de Berthierville, de Saint-Félix-de-Valois, etc.

Enfin, Yves Phlem dit Yvon le Breton, originaire de Morlaix en Bretagne, est fils de Guillaume et Marguerite Peroine. Il pratique comme chirurgien, mais ne semble pas en avoir eu la véritable formation. Il demeure d’abord à Saint-Nicolas, puis s’installe à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Ses descendants sont les Hivon, mais certains deviennent des Hivon dit Fréchette, puis des Fréchette, que l’on retrouve dans la région de Portneuf et en Ontario.

Les souches s’identifient comme étant celle de Pierre, celle de François, celle de Jacques, celle des Côté dit Fréchette, celle des Sécheret et celle des Phlem. La souche de Pierre n'ayant pas eu de descendance masculine, il reste cinq ancêtres dont les descendants portent le nom de Fréchette ou une de ses variantes: François et Jacques, les deux cousins, Jean Côté, Jean-Baptiste Sécheret et Yves Phlem dit Yvon le Breton.

Source: Dictionnaire généalogique des Fréchette d’Amérique, Les Descendants des Fréchette, Prix Percy-W.-Foy de la Société généalogique canadienne-française, Sillery, 1997, 751 p.

Nous vous donnons rendez-vous le 20 mai 2003, avec l’Association des familles Lambert.


Quatrième épisode
L’ancêtre Aubin Lambert

Les Lambert n’ont pas qu’une seule souche en Nouvelle-France. Il y a quatre personnes portant ce nom qui viennent ici à des dates différentes et provenant de lieux différents de la France. Le premier, arrivé vers 1640, est Eustache Lambert, de Boulogne en Picardie. Le deuxième, arrivé après1657 et avant le 14 mai 1663, est Aubin Lambert, de Tourouvre au Perche. Le troisième, arrivé vers 1670, est Pierre Lambert, de Fourmetôt en Normandie. Le quatrième, arrivé vers 1729, est Paul Lambert, de Sainte-Catherine, ville d’Arras en Artois. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est Aubin.

Aubin Lambert, fils aîné de Odoard Lambert et de Jacqueline Feillard, est baptisé le 30 juin 1632 en l’église de Tourouvre, au Perche. Il arrive en Nouvelle-France entre 1657 et le 14 mai 1663. Il n’est donc pas un soldat du régiment de Carignan arrivé en 1665. On lui connaît le surnom de Champagne. En arrivant, il réside sur la côte de Beaupré, sur la terre no 49 à Château-Richer, jusqu’en 1666 ou 1667.

En 1670, un bateau vogue vers la Nouvelle-France, amenant un groupe de jeunes femmes qui viennent prendre mari au pays. Il s’agit des Filles du Roy. Élisabeth Aubert, fille de Michel et Jeanne Aubert, âgée de 27 ans, arrive avec une dot personnelle de 200 livres et une autre de 50 livres donnée par Louis XIV. D’où vient la dot de 200 livres? Le mystère reste entier. Les Filles du Roy doivent se marier avant la date du retour du bateau qui les a amenées en Nouvelle-France, sinon, elles repartent avec le navire. Élisabeth se marie avec Aubin Lambert le 29 septembre 1670, en l’église Notre-Dame de Québec (contrat Romain Becquet le 4 septembre 1670). Cette date est proche du départ du bateau. On peut croire que Élisabeth a attendu de trouver un prétendant qui accepte de s’installer à la seigneurie de Des Maur pour qu’elle soit près de son amie Jeanne Gilles, une autre Fille du Roy.

Aubin et Élisabeth ont dix enfants sur une période de vingt ans: Françoise-Marguerite, Catherine, Jean-Aubin, François, Marie-Florence, Michel, Catherine-Élisabeth, Anne, Louise et Pierre-François.

Le 4 octobre 1690, Élisabeth meurt à l’Hôtel-Dieu de Québec, après quelques semaines d’hospitalisation. À 58 ans, Aubin devient veuf avec neuf enfants dont les âges s’échelonnent de un an à dix-sept ans. L’aînée, Françoise-Marguerite, ne vit plus avec ses frères et sœurs; elle a quitté la maison lorsqu’elle s’est mariée en 1685. C’est Catherine, sourde et muette, qui se retrouve, à dix-sept ans, responsable de la tenue de la maison; elle partage avec son père, la tâche de l’éducation des plus jeunes enfants de la famille.

Après le décès d’Élisabeth, Aubin quitte la seigneurie de Des Maur pour s’établir à Saint-Nicolas, près de sa fille aînée. Avant de mourir, Aubin fait donation de tous ses biens à son fils Jean-Aubin. Celui-ci a alors obligation de prendre soin de son père et de sa sœur Catherine-Élisabeth. Aubin décède à l’âge de 81 ans et est inhumé le 4 avril 1713 dans le cimetière de Saint-Nicolas.

Nous vous donnons rendez-vous le 3 juin 2003, avec l’Association des familles Pépin.


Cinquième épisode
Nos ancêtres Pépin

Plusieurs personnes ayant Pépin comme patronyme viennent en Amérique. Parmi ces dernières, trois sont à l’origine des familles Pépin et des familles dérivées: Lachance, Laforce et autres.

Antoine Pépin dit Lachance (1636-1703) et Marie Teste ( -1701)

Antoine naît au Havre, en Normandie, en 1636. En janvier 1655, il obtient de l’ex-gouverneur Louis d’Ailleboust, la concession de terres faisant partie de la Châtellenie de Coulonge (aujourd’hui Sillery) et d’autres dans la seigneurie de Lauzon.

Le 24 juin 1659, Antoine Pépin dit Lachance acquiert une terre sise à Sainte-Famille de l’Île d’Orléans et épouse Marie Teste en l’église Notre-Dame de Québec, le 24 novembre de la même année. Ils ont douze enfants. Décédé en 1703, il est inhumé dans le cimetière de la paroisse Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Marie Teste l’a précédé dans l’au-delà en 1701.

Si la majorité des descendants d’Antoine et de Marie Teste sont des Lachance, quelques autres ont gardé le patronyme Pépin ou Pépin dit Lachance.

Guillaume Pépin (c1607-1697) et Jeanne Meschin (c1630-c1677)

Guillaume est probablement né en France vers 1607. On le sait à Trois-Rivières en 1642 car il y achète un livre lors de l’encan des biens de Jean Nicolet; il y épouse Jeanne Meschin vers 1645; le couple donne naissance à treize enfants.

Grand propriétaire terrien, Guillaume Pépin a une vaste influence sur toute la région trifluvienne qu’il a d’ailleurs l’honneur de représenter auprès du Conseil souverain de la Nouvelle-France. Il décède le 11 août 1697, chez son fils Pierre Pépin dit Laforce qui demeure à l’endroit où est situé aujourd’hui Saint-Grégoire de Nicolet. Sa dépouille est ramenée à Trois-Rivières où il est inhumé dans le cimetière local.

Majoritairement constituée de Pépin, sa descendance compte aussi des Laforce qui eux sont descendants de Guillaume par son fils Pierre.

Robert Pépin (c1643-c1686) et Marie Creste (1657-1722)

Robert n’a pas de surnom connu qui aurait pu le différencier de ses homonymes. Il est né à Grisy, en Normandie, vers 1643. On le retrouve à Québec en 1668 alors qu’il exerce le métier de maître-couvreur.

Le 20 janvier 1669, il fait l’acquisition d’une terre à Beauport et épouse Marie Creste en l’église Notre-Dame de Québec le 4 novembre 1670. Le couple donne naissance à sept enfants. La famille vit à Beauport jusqu’à ce que Robert achète une maison près de l’hôpital de Québec le 20 mars 1679. Robert Pépin est un maître-couvreur recherché et probablement fort habile puisque les Jésuites, les Ursulines, les Récollets et bien d’autres contractent avec lui. Dans la majorité des cas, l’ardoise est le matériau utilisé.

Robert meurt au début de la quarantaine en 1686.

Nous vous donnons rendez-vous le 17 juin 2003, avec l’Association des familles Parenteau.


Sixième épisode
Pierre Parenteau dit Lafontaine:
Ancêtre de tous les Parenteau d’Amérique

Pierre Parenteau est le fils de feu Jean Parenteau et de Marguerite Fouestre, de la commune de Bazauges, aujourd’hui le département de la Charente-Maritime en France. Il naît en 1649 puisqu’en janvier 1667, il déclare avoir 17 ans.

Pierre Parenteau arrive en Nouvelle-France à l’été 1666 à l’âge de 16 ou 17 ans. Entre 17 et 22 ans environ, il travaille à défricher des terres boisées pour gagner sa vie. Il se marie à Québec le 12 septembre 1673 avec Madeleine Tisseran, âgée de 23 ans et originaire de Liancourt, de la province française de Picardie, au nord de Paris. Ils s’établissent dans la seigneurie de St-François-du-Lac appartenant à Jean Crevier sur l’île Saint-Joseph.

À partir de 1688, les Iroquois, en guerre avec les Amérindiens alliés des Français, attaquent les établissements français le long du Saint-Laurent. C’est durant ce conflit que Pierre Parenteau trouve la mort, soit en 1690 ou 1691.

Ils ont dix enfants dont cinq parviennent à l’âge adulte: Marguerite, Marie-Pierre, Marie-Jeanne, Charles et Pierre-Louis.

Pierre-Louis Parenteau, le plus jeune des cinq enfants survivants, se fit concéder une grande terre à Yamaska, le 10 avril 1710. Il se marie le 28 juillet 1711 avec Marguerite St-Laurent. Ils ont 14 enfants dont 11 parviennent à l’âge adulte. De ce couple descendent tous les Parenteau d’Amérique.

L’Association des familles Parenteau existe depuis 17 ans.

Nous vous donnons rendez-vous le 1er juillet 2003, avec l’Association des familles Bastarache.


Septième épisode
Les origines des familles Bastarache, Bastrash et Basque

Les Bastarache, Bastrash et Basque du Québec, des Maritimes et d’ailleurs sont tous issus d’un ancêtre commun, Jean Bastarache dit Le Basque. Jean Bastarache naît vers 1658. Originaire du Pays Basque (et probablement parti de Bayonne), il arrive à Port-Royal, en Acadie, entre 1680 et 1684, puisqu’il y épouse cette année-là Huguette Vincent, fille de Pierre Vincent et d’Anne Gaudet. Ils ont cinq enfants: Marie, François, Anne, Jean et Pierre. Jean et son épouse Huguette demeurent sur la rive sud de la rivière Dauphin (aujourd’hui Annapolis River, Nouvelle-Écosse), à une vingtaine de kilomètres en amont de Port-Royal - devenu Annapolis Royal - tout près de l’endroit appelé aujourd’hui Paradise. Jean est cultivateur. Il décède le 5 septembre 1733 à Port-Royal. Il est l’ancêtre de tous les Bastarache, Bastrash et Basterash, de même que de la lignée des Basque issue de Michel Bastarache qui s’établit à Tracadie, au Nouveau-Brunswick, vers 1786.

Au moment de la Déportation, les familles acadiennes sont chassées de leurs terres et dispersées aux quatre coins du monde. Des descendants de Jean trouvent alors refuge au Québec. D’autres sont emprisonnés, puis déportés, mais reviennent s’établir, à la suite de longues pérégrinations, dans les Maritimes et particulièrement dans les régions de Bouctouche et de Tracadie, au Nouveau-Brunswick. Enfin, des descendantes de Jean mariées à des Mouton et à des Saulnier suivent leurs époux et vont se fixer en Louisiane (pour les Mouton) et dans la région de la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse (pour les Saulnier). C’est ainsi que:

  • Anselme Bastarache, petit-fils de Jean, établi à Yamachiche après la Déportation de 1760, est l’ancêtre des Bastarache et Bastrash qui ont peuplé cette région du Québec .
  • Pierre Bastarache, cousin d’Anselme, dont les fils Isidore et Joseph fondent Bouctouche en 1785 avec François et Charles Leblanc, est l’ancêtre des Bastarache d’Acadie.
  • Michel Bastarache dit Basque, frère de Pierre, établi à Tracadie aux alentours de 1786 avec son gendre Joseph Saulnier, est l’ancêtre des Basque de l’Acadie.
  • François (Francis) Bastarache, arrière-petit-fils d’Anselme, émigré au Wisconsin (États-Unis) vers 1860, est l’ancêtre des Basterash du Midwest américain et de l’Ouest canadien.
  • Enfin, plusieurs Bastarache de Bouctouche et Basque de Tracadie s’établissent au Massachusetts à partir de 1880 et y laissent de nombreux descendants.

Nous vous donnons rendez-vous le15 juillet 2003, avec l’Association des familles Perron.


Huitième épisode
Daniel Perron dit Suire (1637-1678): une existence dans l’ombre du père


Né hors mariage le 25 novembre 1638, Daniel Suire est baptisé dans la religion calviniste le 26 décembre suivant, dans le Château de Dompierre (Dompierre-sur-Mer), près de La Rochelle. Il est fils naturel de François Perron, marchand-engagiste, bourgeois et avitailleur de La Rochelle, et de Jeanne Suire, originaire de Surgères (Aunis). François Perron est l’un des rares marchands protestants rochelais à commercer avec la Nouvelle-France. Il y envoie marchandises, passagers et engagés sur ses navires Le Petit-François, Le Taureau et L’Aigle Blanc.

Daniel Suire vient pour la première fois en Nouvelle-France en 1657 pour apprendre le métier de commis. Il y séjourne deux années avant de revenir à La Rochelle en 1659 pour travailler comme domestique chez son père. Comme son commis à Québec est décédé, François Peron doit le remplacer. C’est alors qu’il donne expressément une procuration générale et spéciale à son fils Daniel pour l’y représenter. Désirant marcher sur les traces de son père, rêvant de liberté et d’aventures, voilà la chance qu’attend Daniel pour se libérer du joug de son père car la relation père-fils semble difficile. Il s’embarque sur la frégate L’Aigle Blanc à la fin d’avril 1662 et arrive à Québec le 5 juin suivant.

Se libérant du joug de son père, Daniel Suire se retrouve devant le Conseil Souverain de la Nouvelle-France à quelques reprises durant l’hiver 1663-1664. Pendant ce temps, un contingent de filles à marier arrive à Québec. Il fait la connaissance de Louise Gargotin, originaire du petit village protestant de Thairé d’Aunis. Ils projettent de vivre définitivement en Nouvelle-France, mais les Huguenots n’ont aucun avenir dans une société que l’État veut catholique: ils doivent ou s’intégrer dans cette société ou retourner en France. Toutefois, l’avenir de Daniel est au Canada et, s’il veut épouser Louise, il doit abjurer le calvinisme. C’est ce qu’il fait le 6 décembre 1663 dans l’église Notre-Dame de Québec. Déçu de l’attitude de Daniel, François Perron lui retire sa procuration.

À Québec, le 23 février 1664, Daniel et Louise font rédiger leur contrat de mariage par le notaire Pierre Duquet. Trois jours plus tard, le couple se marie dans l’église de Château-Richer, car il n’y a pas encore d’église à L’Ange-Gardien. Fait plus ou moins étonnant, Daniel signe au contrat de mariage et non sur l’acte. Nouveau converti, il ne veut tout simplement pas que sa signature apparaisse dans les registres de l’état civil catholique de la Nouvelle-France. Le couple s’établit sur une terre à L’Ange-Gardien (lots 150 et 151) adjugée à Daniel par jugement du Conseil souverain en 1664, puis en 1674, par sentence de la Prévôté de Québec. Cette terre devient l’héritage de leurs cinq enfants.

Daniel Perron dit Suire voue sa vie à la recherche d’un idéal: recouvrer son identité. Ses nombreuses comparutions devant les tribunaux de l’époque pour obtenir la succession vacante de François Perron en font foi. Il ne la recouvre qu’après la mort de son père en signant D. Pairon. Bercé d’illusions, Daniel Perron dit Suire vit une existence dans l’ombre de son père. Il meurt le 22 février 1678 à L’Ange-Gardien à l’âge de 39 ans et 3 mois. Louise Gargotin se remarie l’année suivante avec Charles-Louis Alain.

La famille Perron dit Suire compte une nombreuse descendance dans laquelle on retrouve des pionniers de la colonisation de provinces, territoires et états de l’Amérique du nord, à cause des alliances avec les familles Tremblay, Godin, Touchet, Graton et Éthier.

Guy Perron
Archiviste de la famille Perron dit Suire
Généalogiste-Historien
Paléographe
perronguy@videotron.ca

Les amis de François Peron: http://www.genealogie.org/famille/afp
Bienvenue dans l’univers de la famille Perron dit Suire: http://www.guyperron.com

Nous vous donnons rendez-vous le 29 juillet 2003, avec l’Association des familles Bérubé.


Neuvième épisode
Les Bérubé

Damien Bérubé, originaire de Roquefort en Normandie est l’unique ancêtre de la descendance Bérubé. Damien quitte Rocquefort en juin 1671, pour effectuer la traversée avec d’autres normands, et se trouver ouvrier-maçon au service de Jean-Baptiste de Boishébert en la seigneurie de la Bouteillerie à Rivière-Ouelle.

En 1674, Damien reçoit en concession un lot dans cette seigneurie.

Le 22 août 1679, à L’Islet, Damien alors âgé de 32 ans épouse Jeanne Savonnet, veuve de Jean Soucy dit Lavigne. Jeanne est originaire de Paris et est alors âgée de 33 ans.

Au moment de son mariage avec Damien, Jeanne est déjà mère de quatre enfants. Le couple en conçoit sept autres qui portent le nom Bérubé: Jeanne-Marguerite, Pierre, Ignace, Marie, Marie-Josephte, Thérèse et Mathurin.

Le 7 mars 1688, Damien et deux de ses filles décèdent dans des circonstances encore inconnues. Le 12 mars 1721, Jeanne décède à l’âge de 75 ans. Jeanne et Damien reposent dans le cimetière de Rivière-Ouelle, petit village du Bas St-Laurent.

Depuis, les Bérubé se multiplient et émigrent pour se retrouver dans toutes les régions du Québec, de l’Ouest canadien, dans les Provinces maritimes et dans de nombreux États américains.

Le 22 août 2004, tous les descendants de Jeanne, «Soucy et Bérubé», se réuniront à L’Islet pour y souligner le 325e anniversaire de mariage de Jeanne et Damien.

Nous vous donnons rendez-vous le 12 août 2003, avec l’Association des familles Lemire.

 


Dixième épisode
Jean Lemire et Louise Marsolet

Jean Lemire, originaire de Saint-Vivier (St-Vivien), diocèse de Rouen, France, fils de Mathurin Lemire et de Jeanne Vannier, se marie le 20 octobre 1653 à Québec avec Louise Marsolet, fille de Nicolas Marsolet et Marie Le Barbier. Il a alors 28 ans et elle, 13 ans et demi.

Charpentier habile et très qualifié dans son métier, homme probe et doué d’une intelligence supérieure, il ne tarde pas à conquérir la confiance du Conseil Souverain, et de toute la ville de Québec et même de tout le pays.

D’Avaugour le tient en haute estime. Le 9 novembre 1661, il le nomme «charpentier du roi, voyeur particulier, toiseur et visiteur du bois de charpente». En cette qualité on lui confie la surveillance et la direction de travaux importants au château Saint-Louis, au presbytère, au brigantin du Conseil et ailleurs.

Le 14 novembre 1663, le maire et les deux échevins de Québec, ayant résigné leurs fonctions, la ville leur substitue un syndic unique, chargé seul de «la conservation des droits de la communauté et intérêt public.» On ne trouve personne mieux qualifié que Jean Lemire pour occuper ce poste de confiance, et il s’acquitte si bien de cette fonction qu’il est réélu le 28 mars 1667.

Il rend à la jeune colonie des services inappréciables, surtout en la protégeant contre l’odieux monopole de la compagnie des Indes Occidentales, qui devient un obstacle à la colonisation, et même une cause de démoralisation par le commerce d’eau-de-vie. Le 30 octobre 1668, il propose au Conseil Souverain et fait adopter la mesure suivante: «Sur ce qui a esté représenté au Conseil Souverain par Jean Le Mire, syndic des habitants de ce païs, a esté arresté qu’il sera escript à Monseigneur Colbert pour demander en faveur de toutes personnes la liberté de commerce en ce païs. Et en cas qu’elle ne se peuct accorder, le supplier de reprendre la veüe (vue) qu’il a eue de former la compagnie qui lui fut proposée l’année dernière par Monsieur Talon. Comme aussi de faire que par son authorité ceux qui seront cy-après chargés du commerce du païs fourniront aux habitants les denrées qui leur seront nécessaires à un prix plus modique que par le passé.» Il demandait aussi de «retrancher la liberté que jusque icy tous les marchands ont eüe d’apporter de ces boissons (eau-de-vie) autant qu’il leur a plu.» La requête lui est accordée.

Jean Lemire meurt à Québec en 1684. Cet excellent citoyen est béni du ciel qui lui donne une nombreuse postérité; des seize enfants qu’ils ont eus, neuf deviennent chefs de familles nombreuses, trois garçons et six filles.

Pour plus d’informations sur les familles Lemire, consultez l’Association des familles Lemire d’Amérique inc.: http://genealogie.org/famille/lemire

Nous vous donnons rendez-vous le 26 août 2003, avec l’Association des familles Chalifour.

 


Onzième épisode
L’histoire des Chalifoux et des Chalifour... une histoire de plus de trois siècles

Paul Chalifour naît du mariage de Paul et de Marie Gaborit, le 26 décembre 1612, à Périgny, en Aunis. Issu d’une famille appartenant à la religion réformée, Paul est baptisé au temple de La Rochelle quatre jours plus tard.

Des années passées en France, on ne connaît que peu de choses. En 1644, âgé de 32 ans, il devient catholique puisque les registres de la paroisse Notre-Dame de La Rochelle rapportent son premier mariage à Marie Jeannet, fille du marchand Claude et de Marie-Jeanne Mallebault de La Rochelle. La mariée voit le jour dans le bourg de Forges, en Aunis. Leur contrat de mariage est signé le 20 février 1644. Le mariage se célèbre le 10 avril suivant.

Le 5 juin 1645, Marie, seule enfant issue de ce mariage, est baptisée à La Rochelle. On peut présumer qu’en 1647 Paul Chalifour est veuf. Le 1er mai de cette année, il est interné dans les prisons de la conciergerie du Palais de La Rochelle. Les motifs ne sont pas connus, mais c’est immédiatement après sa libération que Chalifour s’embarque, sans enfant, pour la colonie française d’Amérique. On ne retrouve pas de contrat d’engagement, mais le 15 septembre 1647, il s’engage à construire la maison de François de Chavigny et d’Éléonore Grandmaison. Le maître charpentier ne quitte plus ce pays. Il est possible que Paul Chalifour ait été recruté par les frères Juchereau auxquels il sera lié par des contrats de construction, en 1648 et 1649.

Il se marie une seconde fois avec Jacquette Archambault, fille de Jacques et de Françoise Toureault. Au moment de leur mariage qui devait voir naître quatorze enfants, Paul et Jacquette ne signent pas de contrat de mariage. Le 29 octobre 1649, Paul Chalifour s’engage à fournir la charpente d’un moulin à Jacques Leneuf de la Potherie. Pour son travail, il reçoit mille livres, moins la valeur de deux barriques de farine, d’un baril de lard et de 50 pots d’eau-de-vie.

On pense que Paul et Jacquette se sont établis dans la basse-ville de Québec, voisin de Zacharie Maheu. En 1666, la famille du charpentier s’établit dans la seigneurie Notre-Dame-des-Anges, à Charlesbourg. (Maintenant, on y retrouve le Domaine des Maizeret). Ils possèdent alors sept animaux et quatorze arpents de terre sont mis en valeur, sur une superficie totale de trois arpents par quarante.

Le 11 décembre 1678, alité, Paul Chalifour dicte ses dernières volontés. Il décède un peu plus tard, mais l’acte de décès n’est pas retrouvé. Au moment du décès, il laisse 10 ou 12 enfants. En 1690, ils ne sont plus que 10 à se partager une moitié de la terre de la Canardière, l’autre appartenant à Jacquette Archambault. C’est cette maison qui est incendiée par les hommes de l’amiral Phipps, le mercredi 18 octobre 1690, après le combat où celui-ci perd près de 150 hommes.

Jacquette est inhumée en décembre 1705. Paul-François et Pierre assurent la survie des patronymes Chalifour et Chalifoux.

Source: Nos Racines, L’histoire vivante des Québécois, Réal Bélanger, généalogiste, 5 octobre 2000

Pour des informations ou vous abonner au Chalijournal, contactez l’Association fransof@pandore.qc.ca

Nous vous donnons rendez-vous le 9 septembre 2003, avec l’Association des familles Juneau.


Douzième épisode
Origines des Juneau

Il y a deux souches de Juneau au Canada. Dans les deux cas, le premier ancêtre porte le nom de famille Jouineau, qui a évolué en Juneau.

Les Juneau de Saint-Augustin

Jean Jouineau arrive au pays au début des années 1650 avec son fils Pierre. Ce dernier se marie en 1654 avec Madeleine Duval, mais il décède en 1655, tué par les Iroquois, laissant sa femme enceinte. Jean-Pierre Jouineau naît posthume en 1655. Pierre étant décédé endetté, divers arrangements familiaux doivent être négociés et le vieux Jean, âgé de plus de soixante-dix ans, doit travailler la terre pour l’entretien de son petit-fils.

Jean-Pierre s’installe définitivement à Saint-Augustin-de-Desmaures sur une terre qui reste dans la famille jusqu’au vingtième siècle. Ses enfants s’installent à Saint-Augustin, à Québec, à Sainte-Anne-de-la-Pérade et à l’île Jésus.

Les Juneau dits Latulippe

Pierre Jouineau s’installe au Cap-de-la-Madeleine puis à Champlain. Malheureusement, nous ne connaissons pas son origine. Il se marie avant 1663 à Anne Rousseau. Ils ont deux enfants: Marie-Anne et Augustin. Augustin est soldat dans la compagnie de M. de Muy lors de son mariage en 1698 avec Élisabeth Blanchon dit Larose. Il est le premier de la famille ayant porté le surnom de Latulippe, qu’il transmet à ses descendants.

Augustin s’installe à Chambly avec sa famille. Il participe probablement à la construction du fort. Après sa mort en 1716, sa veuve et ses enfants s’installent à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. C’est de là que les descendants d’Augustin essaiment dans toute l’Amérique du Nord.

François s’installe à Repentigny et on trouve ses descendants surtout dans la région de Montréal et au Wisconsin. Jean-Baptiste reste en Mauricie. Claude part en Louisiane, où il a aujourd’hui une nombreuse descendance, tandis que Louis parcourt le continent avant d’être déporté en 1758 avec les Acadiens de l’île Saint-Jean et de périr dans un naufrage.

Les Juneau sont aujourd’hui établis partout à travers le continent nord-américain. L’Association des Juneau d’Amérique inc. regroupe tous les Juneau, quelle que soit leur origine, effectue des recherches sur tous les Juneau, y compris d’autres souches de Juneau installées aux États-Unis, et organise des rencontres sociales.

Pour info.: matthieujuneau@hotmail.com

Ici se terminent les chroniques sur l’Association des familles-souches québécoises. Pour en connaître plus sur cette association, consultez le site Internet: www.ffsq.qc.ca.


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